Amants virtuels
J'ai lu récemment qu'il était nécessaire de détester quelqu'un pour l'oublier... Je n'ai pas envie d'en arriver là avec toi, d'abord parce que je n'ai pas envie de tuer les sentiments qu'il me reste pour toi et ensuite je ne veux pas que cette histoire fasse partie des mauvaises choses à oublier. Pourtant, aujourd'hui, je me dis que ça serait facile...
Tu es présent et je n'ai rien à te reprocher, si ce n'est que tu ne me fais plus me sentir comme avant et c'est sûrement pour ça que je dois t'en vouloir.
On peut dire que tu es arrivé à tes fins. Ton absence prolongée à fait des ravages. Je me suis éloignées malgré que je tentais de rester proche mais tu n'étais pas là pour m'aider. Tu n'as jamais été là pour que je puisse te dire que la distance était la fausse bonne idée (c'est surtout la raison qui est en cause en fait).
Maintenant, aujourd'hui, j'ai envie d'avoir envie de te voir. Il y a une part de moi qui le veut, je suppose, mais une part, la plus importante, n'en frissonne pas à l'idée... Je suppose que te rencontrer est devenu synonyme de ton absence et que du coup je préfère ne plus te voir...
Et là j'ai une partie de mon être qui est en train de s'insurger, qui essaie de se faire entendre "Mais souviens-toi ! Souviens-toi de tout ce que tu as ressenti, des coups de chaleur qu'il a provoqué, des frissons qui t'ont parcouru, de ton cœur qui s'est affolé dans ta poitrine qui te prouvait que tu étais capable de ressentir ça encore, de la douceur et de la fermeté des ses mains qui te faisaient vibrer, de son regard qui te faisait perdre tes moyens...". Oui je me souviens mais je me souviens aussi de ce qui suivait...
Il est inutile de te faire part de ça, je n'ai pas envie que tu changes ou du moins te forcer à changer. De toute façon la dernière fois qu'on s'est vu je savais que c'était la dernière fois. J'ai clôturé cette relation physique. Tu n'as sûrement pas eu le temps de le faire, mais peu importe, c'était ton choix, tu savais. Maintenant la question est "est-ce que tu resteras quand même ?".